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Quand le jour trépasse…et Mon enfance sacrifiée…

Quand le jour trepasse…

 

A l'heure où, derrière le vercors, se couche le soleil

Le ciel s'obscurcit après s'être coloré

De magenta , d'orangé et de rose vermeil

C'est à cet instant éphémère, que débute la soirée

 

Le long des crêtes, se dessine une ligne dorée

Puis le violet tourne au bleu nuit…

La première étoile, au dessus de la Chartreuse, apparaît

Les réverbères clignotent puis prennent vie.

 

Quand la pénombre a vaincu le jour, 

Et que  dans les maisons, sur le feu, cuit le dîner

Chaque honnête homme regagne son nid d'amour

Boit ou non son apéritif , en contant fleurette à sa bien-aimée

 

Enfin Morphée vient prendre en son sein

Chaque nouveau-nés, enfants, en un mot chaque être humain

Pour les conduire vers le pays des rêves

Qui est, de la vie, une trêve.

 

 

Mon enfance sacrifiée…

 

Quand le juge l'a décrété,

Mes soeurs et moi avons rejoint ma mère,

Dans un deux pièces plus cuisine, au coeur d'une cité,

Au dernier étage d'un immeuble délétère

 

L'ascenseur était maculé de graffitis,

Qui vous inciter à forniquer avec votre maman chérie

La pisse couvrait le sol de l'engin vétuste,

Et on entendait la voisine, sous les coups qui déguste

 

Pendant la récré, le matin à l'école

On fumait des clopes, certains sniffaient même de la colle

En été, quand on avait la chance de partir en colo,

On se faisait des bastons générales, comme des maffioso

 

Dans le quartier, les violeurs, les racketteurs

Faisaient tranquillement leurs beurres

D'autres achetaient des kilos de bédo à prix de gros

Alors , quand une enfance est telle, directement c'est l'hosto!!!

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La comédie et Errance matinale

La comédie

 

Une troupe de tronches truculentes,

La gueule de l'emploi, l'emploi du subjonctif

Des tirades tirées d'oeuvres amusantes

Des répliques, des mimiques comme un impératif

 

Sur la scène, un prisme lumineux

Eclaire les personnages en costume

De grands gestes, un jeu de scène pointilleux

Et des fumigènes pour recréer la brume…

 

Les trous de mémoire, les accessoires,

Les masques carnavalesques

Sont les ingrédients indispensables de l'histoire

Le metteur en scène peint, en mouvement, une fresque

 

Arlequin, Scapin, Tartuffe et Hamlet

Sont les figures incontournables de la fête

Les alexandrins, les pieds, les vers

Composent les pièces de Shakespeare, de Molière

 

Trois coups de bâtons et le rideaux s'ouvre

Les spectateurs, avec de grands yeux, la scène, découvrent

Le décor, simple et sobre, suffit à donner l'atmosphère

Jusqu'au dénouement de l'intrigue, la dernière.

 

 

Errance matinale

 

Un matin de Novembre, brume, noirceur et pluie

L'humeur est au plus bas, anéantie

Dans mon esprit, il y a le brouillard aussi

La musique mélo, mène à la mélancolie

 

Des plaintes, des pleurs, la pluie froide et grise

La solitude, sous un ciel vide et vain, m'épuise

Je pars loin dans mon imagination

Peut-on appelait cela de la méditation?

 

Mes rêves, tels des nuages gorgés d'eau

S'accrochent aux montagnes, aux plateaux

C'est décidé je n'ouvrirai les yeux

Que quand le firmament sera lumineux

 

De vagues pensées en songes printaniers

Mon âme erre sans but particulier

J'ai beau travailler, calculer

Mon raisonnement n'est pas carré.

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Si j’avais eu le choix

Si j'avais eu le choix…

 

J'aurais voulu être un garçon

Je sais ça peut paraître con…

Mais si j'avais pu choisir

Cela aurait été mon désir

 

Dans ma tête tout est carré

Mon corps aussi est métamorphosé

Mon regard se promène sur les femmes

Leurs voix, leurs formes ravissent mon âme

 

 

Quand l'une d'elle me fait signe

Je  perds mes moyens, je trépigne

Comme une feuille morte sous le vent,

Je m'envole face à leurs minois charmants.

 

Comment maîtriser ses élans

Ne pas devenir dépendant?

Leurs visages restent ancrés dans ma mémoire

Et, pour moi , mieux vaut éviter, amoureux, de choir.

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